14 March 2026
2026/03/13 - 23:17

Communiqué de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 14

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Le Service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les éléments suivants, au 14ème jour de l’agression militaire américano-israélienne contre l’Iran.

1- Dernières prises de position des autorités iraniennes

À la suite de l’agression militaire conjointe des États‑Unis d’Amérique et du régime sioniste contre l’Iran, les plus hautes autorités iraniennes ont fait connaître, de manière claire et argumentée, la position du pays :

  • Le Président de la République islamique d’Iran a réaffirmé, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre indien, que l’Iran n’a pas initié le conflit, ne souhaite pas son prolongement et exerce, dans le strict respect du droit international, son droit inhérent à la légitime défense en visant uniquement les bases militaires américaines ayant servi de plate‑formes de lancement. Il a appelé à l’arrêt immédiat des attaques américaines et israéliennes, exprimé la gratitude de l’Iran pour la solidarité de l’Inde et souligné l’importance des partenariats stratégiques avec New Delhi, notamment dans les cadres des BRICS et de l’Organisation de coopération de Shanghai. Il a condamné avec la plus grande fermeté l’attaque ayant entraîné le martyre du Guide de la Révolution islamique, de hauts commandants et de nombreux civils, en rappelant le caractère manifestement contraire au droit international et au droit international humanitaire de ces actes.
  • Le Secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale a mis en garde contre l’illusion de ce qu’il nomme une « victoire rapide » des forces américano-israéliennes, rappelant qu’il est aisé de déclencher une guerre, mais infiniment plus difficile d’en maîtriser l’issue. Il a indiqué que l’Iran poursuivra l’agresseur jusqu’à ce que la responsabilité de cette décision illégale soit pleinement reconnue et que le prix de cette erreur stratégique soit assumé.
  • Le ministre des Affaires étrangères a dénoncé les frappes israéliennes contre des monuments historiques iraniens, y compris plusieurs sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO, en jugeant « totalement inacceptable » le silence de cette organisation face à ces atteintes au patrimoine culturel de l’humanité.

Sur le plan diplomatique, au cours d’un entretien téléphonique, le Ministre iranien a informé son homologue indien des dernières évolutions liées à l’agression américano‑israélienne, réaffirmé la détermination des autorités et des forces armées iraniennes à exercer leur droit légitime à la défense, appelé les organisations internationales et régionales à condamner sans ambiguïté cette violation grave de la souveraineté iranienne et insisté sur le rôle que les BRICS doivent jouer dans la préservation de la paix et de la sécurité collectives.

  • Le porte‑parole du ministère des Affaires étrangères a fermement condamné la frappe aérienne américano‑israélienne contre le poste‑frontière d’Al‑Qaïm en Irak, réitérant le soutien constant de la République islamique d’Iran à la souveraineté, à la stabilité et à la sécurité de l’Irak, ainsi que la disponibilité de Téhéran à poursuivre toute assistance nécessaire au gouvernement et au peuple irakiens. Réagissant aux allégations de certains médias américains sur une prétendue menace de drones iraniens contre le territoire des États‑Unis, il a mis en garde contre le risque d’une nouvelle opération de « fausse bannière » destinée à justifier une escalade, soulignant que la manipulation de telles accusations ne ferait qu’aggraver la situation et saper davantage l’ordre juridique international.
  • Dans une autre déclaration, le porte‑parole a qualifié la récente résolution du Conseil de sécurité relative à l’Iran d’acte « ultra vires » dépourvu de base juridique, en ce qu’elle tente de remettre en cause le droit fondamental d’un État à se défendre contre une agression armée. Il a dénoncé l’instrumentalisation du Conseil de sécurité par les États‑Unis à des fins unilatérales, appelé les États à s’abstenir de toute assistance à cette guerre illégale et rappelé que l’Iran, tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de ses voisins, continue de cibler exclusivement les installations militaires utilisées pour mener l’agression.

2- Présence massive du peuple à l’occasion de la journée d’Al-Qods

La Journée mondiale d’Al-Qods est une journée annuelle de mobilisation en solidarité avec le peuple palestinien et pour la défense de Jérusalem. Instituée en 1979 par l’imam Khomeiny, peu après la victoire de la Révolution islamique en Iran, cette journée se tient chaque année le dernier vendredi du mois de ramadan.

  • Présence du chef du pouvoir judiciaire : Lors de la marche de la Journée mondiale d’Al‑Qods, un missile a frappé un bâtiment situé à proximité immédiate du lieu où se trouvait le chef du pouvoir judiciaire iranien. Malgré cet incident, la personnalité et sa délégation ont choisi de poursuivre la marche, aux côtés des manifestants, sans interrompre le cortège. Affichant un sang‑froid remarquable, le chef du pouvoir judiciaire a déclaré qu’il demeurerait « avec le peuple et au milieu du peuple, jusqu’au dernier souffle et jusqu’à la dernière seconde, face à l’arrogance et aux puissances pharaoniques », soulignant que « le peuple iranien n’a pas peur des bombardements ». S’adressant à ses gardes du corps, il a demandé de continuer le parcours en affirmant qu’« il ne s’était rien passé », illustrant la détermination des autorités à rester au contact direct de la population en toutes circonstances.
  • Lors de la marche Ali Larijani, Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, a déclaré que Donald Trump n’avait pas la lucidité nécessaire pour comprendre que le peuple iranien est un peuple mûr, fort et déterminé. Il a ajouté que plus la pression des États‑Unis s’intensifie, plus la volonté du peuple se renforce. Selon lui, les attaques du régime sioniste contre le parcours de la marche témoignent de son état d’impasse et de désarroi.
  • La présence du Ministre iranien des affaires étrangères au milieu des manifestants en même que sur certaines chaines d’information en continue, des « experts » annoncent que tous les responsables iraniens se trouve dans des bunkers sous terrain de peur des bombardements israélo-américains !
  • Alors que le secrétaire à la Défense des États‑Unis, Pete Hegseth, a avancé l’allégation pour le moins grotesque selon laquelle les responsables de la République islamique d’Iran se seraient réfugiés dans des abris et des zones civiles, les images de la Journée mondiale d’Al‑Qods démontrent exactement le contraire.

En effet, les responsables civils et militaires, à tous les niveaux, se sont tenus aujourd’hui au milieu du peuple, au cœur des cortèges. Le président de la République islamique d’Iran, M. Massoud Pezeshkian, a même pris des selfies avec les citoyens en marge de la marche.

Nouvelle preuve du caractère criminel de l’agression américano-israélienne : en pleine manifestation, un nouveau tir des forces américano-israéliennes a provoqué la mort d’une mère iranienne et les manifestants ont brandi le drapeau iranien taché du sang de cette mère et montré les projectiles.

D’autres vidéos diffusées montre qu’à l’instant même de l’attaque israélo-américaine, les manifestants ont continué à scander des slogans affirmant leur détermination.

 

Service de la diplomatie publique

Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris

13 mars 2026

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