Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 41
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Communiqué de presse – N°41
Paris, le 9 avril 2026
Au deuxième jour du cessez-le-feu de deux semaines, et après 39 jours d’agression illégale et illégitime menée par les États-Unis et Israël, le service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à l’attention des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :
Vue d’ensemble des événements des dernières 24 heures : Les évolutions des dernières 24 heures montrent que la situation, tant sur le terrain que sur le plan politique, demeure extrêmement fragile. Sur le front opérationnel, les frappes lourdes et continues du régime sioniste contre le Liban, en dépit de l’annonce d’un cessez-le-feu, conjuguées à des informations faisant état d’explosions dans certaines installations énergétiques du Golfe Persique ainsi qu’à des attaques sporadiques dans plusieurs pays de la région, ont de facto compromis l’espace de cessation des hostilités. Parallèlement, des rapports faisant état de violations du cessez-le-feu à l’intérieur de l’Iran, notamment des frappes limitées aux abords de Téhéran et l’activation des systèmes de défense aérienne, ont accru la sensibilité de la situation sécuritaire.
Dans le Golfe Persique et le détroit d’Ormuz, malgré l’annonce du cessez-le-feu, l’insécurité et les menaces réciproques persistent. Plusieurs pays du Golfe ont également signalé au cours des dernières heures des attaques de missiles et de drones sur leur territoire, ce qui indique que le cessez-le-feu actuel constitue davantage une « pause fragile » qu’une véritable fin de la guerre. En conséquence, la navigation dans cette voie maritime vitale est désormais soumise à des mesures de sécurité renforcées, tandis que les mises en garde quant au risque d’extension de conflits limités vers une crise régionale plus large se multiplient.
Sur le plan diplomatique, parallèlement à ces violations, des contacts et consultations intensifs entre Téhéran et diverses capitales – notamment régionales et des pays concernés par la sécurité du Golfe – se poursuivent. De nombreux acteurs internationaux considèrent le cessez-le-feu de deux semaines comme une opportunité limitée mais importante pour empêcher un retour à une guerre totale. Dans les médias internationaux, le débat porte principalement sur la capacité à transformer ce cessez-le-feu en un processus politique durable, ou au contraire sur le risque que les attaques au Liban et les tensions dans le Golfe ne le rendent rapidement caduc.
Sur le plan économique et énergétique, les marchés mondiaux du pétrole et du gaz restent fortement influencés par ces développements. Les fluctuations marquées des prix reflètent directement l’augmentation du risque géopolitique dans le Golfe Persique et en particulier dans le détroit d’Ormuz. Le prix du Brent, qui avait dépassé temporairement les 120 dollars le baril au pic des tensions, oscille désormais entre environ 95 et 100 dollars. Sur le marché du gaz, les prix dans les hubs européens se situent entre 50 et 60 euros par MWh, traduisant la persistance des inquiétudes concernant la sécurité de l’approvisionnement et l’intensification de la concurrence entre l’Europe et l’Asie pour les cargaisons de GNL du Golfe.
Du point de vue prospectif, la crise est entrée dans une phase de « cessez-le-feu armé et à haut risque », dans laquelle toute nouvelle attaque au Liban, dans le Golfe ou sur d’autres fronts pourrait provoquer l’effondrement soudain de l’accord et un retour rapide à des affrontements de grande ampleur. À l’inverse, si les violations sont contenues et les voies diplomatiques renforcées, une transformation du cessez-le-feu en processus de négociation plus large reste envisageable, bien que ce scénario demeure extrêmement fragile.
1. Dernières déclarations des responsables iraniens
· Massoud Pezeshkian, Président de la République islamique d’Iran (X) : « La nouvelle agression d’Israël contre le Liban constitue une violation flagrante de l’accord initial de cessez-le-feu. Il s’agit d’un signal dangereux de tromperie et de non-respect des engagements. La poursuite de ces actions rendra toute négociation dénuée de sens. Nos doigts restent sur la gâchette. L’Iran n’abandonnera jamais ses frères et sœurs libanais. »
· Mohammad-Bagher Ghalibaf, Président du Parlement (X) :
« Le non-respect de trois dispositions clés de la proposition en dix points, avant même le début des négociations, confirme que notre profonde méfiance historique envers les États-Unis est fondée sur leurs violations répétées de leurs engagements. »
· Mohammad-Bagher Ghalibaf, Président du Parlement (X) :
« Déclaration concernant la violation de trois dispositions clés de la proposition en dix points (cadre convenu) : Avant même le début des négociations, notre profonde méfiance historique à l’égard des États-Unis trouve son origine dans les violations répétées par ce pays de ses différents engagements — un schéma qui, malheureusement, se répète une fois de plus.
Comme le Président des États-Unis l’a explicitement indiqué dans son message sur “Truth”, la proposition en dix points de la République islamique d’Iran constitue une “base opérationnelle pour les négociations” et le cadre principal de ces pourparlers. Toutefois, à ce jour, trois dispositions de cette proposition ont été violées :
Le non-respect du premier point de la proposition en dix points relatif au cessez-le-feu au Liban — un engagement également explicitement mentionné par le Premier ministre Shehbaz Sharif, qui l’a formulé ainsi : “un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et dans d’autres régions, devant entrer en vigueur sans délai” ;
L’intrusion d’un drone hostile dans l’espace aérien iranien, abattu dans la ville de Lar, dans la province du Fars — une action constituant une violation manifeste de la clause interdisant toute nouvelle atteinte à l’espace aérien de l’Iran ;
Le déni du droit de l’Iran à l’enrichissement, tel qu’énoncé au sixième point de ce cadre.
Ainsi, cette même “base opérationnelle pour les négociations” a été ouvertement et clairement violée — et ce avant même le début des négociations.
Dans de telles conditions, un cessez-le-feu bilatéral ou la tenue de négociations est dénué de logique. »
· Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran (X) : « Les conditions du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis sont claires et explicites : les États-Unis doivent choisir — soit le cessez-le-feu, soit la poursuite de la guerre par l’intermédiaire d’Israël. Ils ne peuvent avoir les deux. Le monde est en train d’observer les massacres au Liban. La balle est désormais dans le camp des États-Unis, et l’opinion publique mondiale observe attentivement si ce pays respectera ou non ses engagements. »
· « Le procès pénal de Benjamin Netanyahou reprendra dimanche. L’établissement d’un cessez-le-feu global dans l’ensemble de la région, y compris au Liban, pourrait accélérer le processus conduisant à son incarcération.
Si les États-Unis choisissent de laisser Netanyahou anéantir la diplomatie et entraîner leur propre économie vers l’effondrement, ce sera en définitive leur choix. Nous considérons une telle décision comme insensée, mais nous y sommes préparés. »
2. Violations du cessez-le-feu
Des explosions ont été signalées sur les îles de Lavan et Siri dans le Golfe Persique, notamment dans une raffinerie.
Des attaques ont également visé des zones autour de Téhéran ; des systèmes de défense aérienne ont été activés.
3. Actions militaires de riposte de l’Iran
· Relations publiques du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) : «Quelques heures seulement après l’accord de cessez-le-feu, le régime sioniste, à la nature intrinsèquement prédatrice et dont la brutalité ainsi que le meurtre d’innocents, d’enfants et de femmes constituent une part indissociable de son identité, a lancé un massacre sauvage à Beyrouth.
Nous adressons un avertissement sévère aux États-Unis, qui ont trahi leurs engagements, ainsi qu’à leur partenaire sioniste criminel : si les agressions contre le Liban bien-aimé ne cessent pas immédiatement, nous agirons conformément à notre devoir et infligerons une réponse regrettable aux agresseurs malveillants de la région. »
· Marine du Corps des Gardiens de la Révolution islamique : Compte tenu de la situation de guerre dans le Golfe Persique et le détroit d’Ormuz, du 09/01/1405 au 19/01/1405, et de la probabilité de présence de différents types de mines navales dans la zone principale de trafic du détroit d’Ormuz (conformément à la carte), il est porté à la connaissance de tous les navires souhaitant transiter par le détroit d’Ormuz ce qui suit :
Afin de respecter les règles de sécurité de la navigation et d’éviter tout risque de collision avec des mines marines, il est demandé, en coordination avec la marine du CGRI dans le détroit d’Ormuz, d’emprunter jusqu’à nouvel ordre les routes alternatives suivantes, conformément à la carte jointe :
Route d’entrée : depuis la mer d’Oman vers le nord, en direction de l’île de Larak, puis poursuite de la route vers le Golfe Persique.
Route de sortie : depuis le Golfe Persique, passage au sud de l’île de Larak, puis poursuite de la route vers la mer d’Oman.
· Relations publiques du CGRI : Destruction d’un drone américain MQ-4 au-dessus du Golfe Persique.
· La défense aérienne nationale a abattu un autre drone israélien à Shushtar, dans la province du Khuzestan. Il s’agit du deuxième drone abattu depuis ce matin.
· Des drones de reconnaissance ennemis ont été pris pour cible par la défense aérienne à Tabriz.
4. Lutte contre la propagande et la guerre psychologique
· Les médias américains ont lancé une opération de communication visant à dissocier les politiques de Washington et de Tel-Aviv, alors que les faits indiquent une coordination. L’Iran considère cette stratégie comme une manœuvre classique de « bon flic / mauvais flic ».
5. Situation du marché de l’énergie
· Le marché mondial reste fortement volatil en raison des risques pesant sur le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 millions de barils par jour. Les incertitudes liées à la sécurité maritime continuent d’alimenter une « prime de risque » sur les prix.
· Au cours des dernières 24 heures, les marchés mondiaux du pétrole et du gaz sont restés fortement influencés par les évolutions sécuritaires dans le Golfe Persique, en particulier par la situation dans le détroit d’Ormuz. Les fortes fluctuations des prix constituent un reflet direct de ce risque géopolitique.
· Selon les dernières données de marché disponibles, le prix du pétrole brut Brent, après avoir temporairement dépassé le seuil d’environ 120 dollars le baril au plus fort des tensions récentes, oscille désormais dans une fourchette d’environ 95 à 100 dollars le baril dans les échanges quotidiens. Dans le même cadre, le pétrole brut léger américain (WTI) se négocie dans une fourchette légèrement inférieure, autour de 90 à 95 dollars le baril, se situant ainsi nettement au-dessus des moyennes de l’année précédente.
Le principal facteur expliquant ces niveaux élevés réside dans les inquiétudes du marché concernant la sécurité du flux quotidien d’environ 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, soit près d’un quart du commerce maritime mondial de pétrole. Toute menace pesant sur ce passage se traduit immédiatement par une « prime de risque » intégrée aux prix. Ces derniers jours, les informations relatives à des attaques contre certaines infrastructures énergétiques, à des restrictions temporaires du trafic des pétroliers et à des menaces visant des navires transportant de l’énergie ont renforcé cette prime de risque. Toutefois, l’annonce de certaines initiatives diplomatiques et de discussions limitées visant à réduire les tensions a contribué à une relative modération des prix et à un recul par rapport au pic supérieur à 120 dollars observé récemment.
· Sur le marché du gaz naturel, notamment en Europe et en Asie, la sensibilité aux évolutions dans le Golfe Persique demeure très élevée. Après une période de hausse, les prix du gaz dans les hubs européens de référence se stabilisent actuellement à un niveau de plusieurs dizaines d’euros par mégawattheure (environ entre 50 et 60 euros), restant ainsi supérieurs à la moyenne de long terme et reflétant des risques persistants. Une part importante des exportations de GNL du Golfe est destinée à ces marchés, et toute inquiétude quant à la sécurité des routes maritimes pousse les acheteurs à privilégier des contrats à court terme et à accepter des prix plus élevés. Cela a entraîné une intensification de la concurrence entre l’Europe et l’Asie pour l’accès aux cargaisons de GNL sur les marchés spot, ainsi qu’une augmentation de la volatilité des prix du gaz à court terme.
· Les analyses disponibles indiquent que, si la situation actuelle — marquée par une insécurité diffuse et des menaces intermittentes autour du détroit d’Ormuz sans fermeture complète — se prolonge, le prix du Brent pourrait se maintenir à court terme dans une fourchette comprise entre 90 et 110 dollars le baril. Dans un scénario plus pessimiste, caractérisé par une restriction significative ou une interruption du trafic des pétroliers et des navires transportant du gaz dans le détroit, une hausse temporaire des prix du pétrole à des niveaux nettement plus élevés (de l’ordre de 130 à 150 dollars le baril) ainsi qu’une augmentation marquée des prix du gaz en Europe sont envisageables. À l’inverse, en cas de succès réel des initiatives diplomatiques et de mise en place d’un mécanisme durable garantissant la sécurité de la navigation dans le Golfe Persique, une partie de la prime de risque actuelle pourrait disparaître, ouvrant la voie à un retour progressif des prix du pétrole sous le seuil des 100 dollars et à un ajustement des prix du gaz.
· Compte tenu de ces incertitudes, la situation actuelle des marchés de l’énergie doit être qualifiée de « phase à haut risque et à forte volatilité » ; une phase dans laquelle toute annonce relative à la sécurité dans le Golfe Persique, à la présence de forces militaires étrangères ou à des attaques contre des infrastructures énergétiques peut, en l’espace de quelques heures, faire varier les prix du pétrole de plusieurs dizaines de dollars par baril. Dans ce contexte, de nombreuses institutions analytiques recommandent aux grands consommateurs et importateurs de pétrole et de gaz de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de se préparer à des scénarios de prix élevés et volatils.
6. Efforts diplomatiques
· Entretien téléphonique entre le Président de la République islamique d’Iran et le Président de la République française : Le Dr Massoud Pezeshkian, Président de la République islamique d’Iran, et Emmanuel Macron, Président de la République française, ont eu un entretien téléphonique au cours duquel ils ont échangé leurs vues sur les évolutions régionales consécutives à l’arrêt de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, ainsi que sur la situation actuelle après l’annonce du cessez-le-feu.
Au cours de cet échange, le Président iranien, tout en soulignant la détermination ferme de la République islamique d’Iran à instaurer la paix, la stabilité et la sécurité dans l’ensemble de la région, a précisé que l’acceptation du cessez-le-feu par l’Iran constitue un signe clair de responsabilité et de volonté sérieuse de résoudre les différends par la voie diplomatique. Il a insisté sur la nécessité d’établir un cessez-le-feu au Liban, rappelant que cette exigence figure parmi les conditions centrales de la proposition iranienne en dix points, et que le rôle de la France, en tant que l’un des garants du précédent cessez-le-feu au Liban, est particulièrement important à ce stade.
Le Président iranien, critiquant l’absence de position claire et ferme des pays européens dans la condamnation des crimes commis par les États-Unis et le régime sioniste contre l’Iran, a appelé l’Europe à assumer un rôle responsable et efficace en faveur de la stabilité et de la sécurité durables dans la région, notamment en exerçant des pressions sur les États-Unis et le régime sioniste afin qu’ils respectent leurs engagements et s’abstiennent de toute violation. Il a également souligné que l’insécurité imposée au détroit d’Ormuz est la conséquence directe de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, et a réaffirmé le rôle responsable de l’Iran, comme par le passé, dans la garantie du passage sûr des navires dans cette voie maritime vitale, dans le respect de ses intérêts et de sa sécurité nationale.
Le Président de la République française, pour sa part, a exprimé sa reconnaissance pour l’action de la République islamique d’Iran ayant conduit à la libération de deux ressortissants français. Il a qualifié l’annonce du cessez-le-feu d’étape importante vers la cessation complète de la guerre et l’établissement d’une paix durable dans la région. Il a également souligné la nécessité de mettre fin aux hostilités au Liban et a affirmé la disponibilité de Paris à coopérer aux efforts internationaux visant à instaurer la paix et la sécurité dans la région du Golfe Persique.
· Entretien téléphonique entre les dirigeants de l’Iran et du Japon: Dr Massoud Pezeshkian, Président de la République islamique d’Iran, et Sanae Takaichi, Première ministre du Japon, ont eu un entretien téléphonique au cours duquel ils ont évoqué les dernières évolutions régionales, en particulier la question de l’arrêt de la guerre illégale menée par les États-Unis et le régime sioniste contre l’Iran.
Au cours de cet échange, le Président iranien, en exposant les différentes dimensions de l’agression militaire et des crimes commis par les États-Unis et le régime sioniste contre le peuple iranien, a souligné la profonde défiance de l’Iran à l’égard du gouvernement américain, en raison des antécédents de trahison de ce pays à l’égard de la diplomatie et de son recours à l’agression militaire contre l’Iran en pleine phase de négociations nucléaires. Il a ajouté que la récente agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies et des règles du droit international, et relève d’un crime de guerre.
Faisant référence à l’approche responsable de la République islamique d’Iran dans l’acceptation du cessez-le-feu en tant que base pour un arrêt complet de la guerre et la consolidation d’une paix et d’une sécurité durables dans la région, il a précisé que cette acceptation témoigne une nouvelle fois du sérieux de l’Iran dans le recours à la diplomatie. À ce titre, les grandes lignes de sa proposition en dix points ont été transmises à la partie américaine comme base pour l’établissement du cessez-le-feu et la fin du conflit.
Le Président a également rappelé que l’insécurité imposée dans la région et dans le détroit d’Ormuz est la conséquence directe de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste, et que les mesures prises par l’Iran s’inscrivent dans le cadre du droit international, visant à empêcher les agresseurs d’exploiter cette voie maritime pour attaquer l’Iran.
De son côté, la Première ministre du Japon a exprimé ses regrets face aux pertes humaines en Iran et aux dommages causés aux infrastructures civiles lors du conflit récent, tout en soulignant la nécessité de réduire les tensions dans la région dans les plus brefs délais. Elle a qualifié l’établissement du cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités d’évolution positive et a exprimé l’espoir que la diplomatie permettra de créer les conditions d’une paix durable dans la région.
· Entretien téléphonique entre le Président de la République islamique d’Iran et le Président de la République française: Dr Massoud Pezeshkian, Président de la République islamique d’Iran, et Emmanuel Macron, Président de la République française, ont eu un entretien téléphonique au cours duquel ils ont échangé leurs vues sur les évolutions régionales consécutives à la cessation de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, ainsi que sur la situation actuelle à la suite de l’annonce du cessez-le-feu.
Au cours de cet échange, le Président iranien, tout en soulignant la détermination ferme de la République islamique d’Iran à instaurer la paix, la stabilité et la sécurité dans l’ensemble de la région, a déclaré que l’acceptation du cessez-le-feu par l’Iran constitue un signe clair de responsabilité et de volonté sérieuse de résoudre les différends par la voie diplomatique. Il a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu au Liban, rappelant que cette exigence figure parmi les conditions centrales de la proposition iranienne en dix points, et que le rôle de la France, en tant que l’un des garants du précédent cessez-le-feu au Liban, est particulièrement important à ce stade.
Le Président iranien, critiquant l’absence de position claire et ferme des pays européens dans la condamnation des crimes commis par les États-Unis et le régime sioniste contre l’Iran, a appelé l’Europe à jouer un rôle responsable et efficace en faveur de la stabilité et de la sécurité durables dans la région, notamment en exerçant des pressions sur les États-Unis et le régime sioniste afin qu’ils respectent leurs engagements et s’abstiennent de toute violation. Il a également souligné que l’insécurité imposée au détroit d’Ormuz est la conséquence directe de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, et a réaffirmé le rôle responsable de l’Iran, comme par le passé, dans la garantie du passage sûr des navires dans cette voie maritime vitale, dans le respect de ses intérêts et de sa sécurité nationale.
Le Président de la République française, pour sa part, a exprimé sa reconnaissance pour l’action de la République islamique d’Iran ayant conduit à la libération de deux ressortissants français. Il a qualifié l’annonce du cessez-le-feu d’étape importante vers la cessation complète de la guerre et l’établissement d’une paix durable dans la région. Il a également souligné la nécessité de mettre fin aux hostilités au Liban et a exprimé la disponibilité de Paris à coopérer aux efforts internationaux visant à instaurer la paix et la sécurité dans la région du Golfe Persique.
· Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran et du Royaume d’Arabie saoudite : Les ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont entretenus par téléphone mercredi soir.
Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, en exposant les derniers développements régionaux à la suite de l’annonce du cessez-le-feu, tout en soulignant l’approche responsable de l’Iran, a déclaré : « Malheureusement, la partie américaine a, à deux reprises, recouru à l’agression militaire contre l’Iran au cours même du processus de négociations nucléaires, et cette fois encore, alors même que la diplomatie et les négociations n’ont pas encore pris forme, elle agit en contradiction avec ses engagements. »
Le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite a réaffirmé le soutien de son pays à l’accord de cessez-le-feu ainsi qu’aux efforts en cours visant à rétablir la stabilité et la sécurité dans la région. Il a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu actuel constitue une base pour la cessation complète de la guerre et le retour de la sécurité et de la stabilité dans la région.
· Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la République de Corée : Le ministre des Affaires étrangères de la République de Corée s’est entretenu par téléphone, à la mi-journée, avec le ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a exposé la situation la plus récente des évolutions régionales à la suite de l’annonce du cessez-le-feu et, tout en saluant les positions de différents pays, dont la République de Corée, en faveur de la cessation de la guerre et de l’établissement d’un cessez-le-feu, a souligné la nécessité pour toutes les parties de respecter ce cessez-le-feu en tant que base pour la cessation complète de la guerre sur l’ensemble des fronts — comme cela a également été affirmé dans le message du Premier ministre du Pakistan.
S’agissant de la situation dans le détroit d’Ormuz, il a précisé que, dans l’hypothèse du respect par la partie adverse de ses engagements durant la période de cessation des hostilités, la navigation sûre dans le détroit d’Ormuz pourra être assurée en coordination avec les forces armées iraniennes et dans le respect des contraintes techniques existantes.
Le ministre des Affaires étrangères de la République de Corée, pour sa part, a salué l’annonce du cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités sur l’ensemble des fronts, tout en soulignant l’importance de mettre fin aux attaques militaires dans toute la région et de garantir une stabilité et une sécurité durables par la poursuite des négociations et l’obtention de résultats concrets.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la République de Corée ont également échangé leurs vues sur les relations bilatérales entre Téhéran et Séoul ainsi que sur la coopération consulaire.
· Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l’Irak: Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé par téléphone au sujet des derniers développements régionaux consécutifs à l’annonce du cessez-le-feu, ainsi que des relations bilatérales.
Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran a exprimé sa gratitude pour les positions fermes des autorités religieuses, du gouvernement et de l’ensemble du peuple irakien, qui ont manifesté leur sympathie et leur solidarité, tout en condamnant l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre le peuple iranien.
Le ministre des Affaires étrangères de l’Irak, pour sa part, tout en saluant l’arrêt de la guerre et de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, a exprimé l’espoir que ce cessez-le-feu conduise à une cessation complète et irréversible du conflit ainsi qu’à l’instauration de la paix et de la stabilité dans la région.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, en exposant l’approche responsable de l’Iran dans l’acceptation de la proposition des médiateurs en vue d’un cessez-le-feu destiné à préparer des négociations pour la fin définitive de la guerre, a souligné que, compte tenu des manquements répétés des États-Unis à leurs engagements, le monde observe avec méfiance le comportement de ce pays.
Condamnant l’agression du régime sioniste contre le Liban et le massacre de centaines de personnes, il a précisé que la cessation de l’agression militaire israélienne contre le Liban faisait partie de l’entente de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, comme cela a également été souligné par le Premier ministre du Pakistan. Il a en outre qualifié les attaques israéliennes contre le Liban et le massacre de centaines de civils d’acte criminel visant à prolonger la guerre dans la région et à saper la diplomatie, dont les conséquences incomberont aux États-Unis.
· Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Fédération de Russie : Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, s’est entretenu par téléphone, jeudi, avec Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a salué la décision responsable de la Russie de s’opposer à la résolution jugée non raisonnable et unilatérale proposée par les États-Unis au Conseil de sécurité des Nations unies concernant les évolutions régionales, estimant que cette position a contribué à prévenir une escalade des tensions.
Faisant référence à l’approche responsable de l’Iran dans l’acceptation du cessez-le-feu, M. Araghchi a souligné la responsabilité des États-Unis de respecter leur engagement visant à mettre fin à la guerre dans toutes les zones, y compris au Liban.
S’agissant de la situation dans le détroit d’Ormuz, le ministre iranien a précisé que la navigation sûre dans cette voie maritime sera possible, conformément aux directives établies, en coordination avec les forces armées iraniennes, via les routes désignées et dans le respect des contraintes techniques existantes, à condition que la partie américaine respecte ses engagements.
Le ministre des Affaires étrangères de la Russie, pour sa part, a salué la cessation de l’agression militaire contre l’Iran et a réaffirmé le soutien de son pays aux efforts visant à mettre fin à la guerre et à rétablir une stabilité et une sécurité durables dans l’ensemble de la région.
Il a également évoqué la coopération conjointe entre l’Iran et la Russie dans le cadre de l’UNESCO pour condamner les attaques militaires des États-Unis et d’Israël contre des sites historiques et religieux, notamment l’église orthodoxe Saint-Nicolas à Téhéran.
Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran en France