Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 42
.
PDF Version
Communiqué de presse – N°42
Paris, le 10 avril 2026
Au 3ème jour du cessez-le-feu de deux semaines suite aux 39 jours d’agression illégale et illégitime des États-Unis et d’Israël, la section de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les points suivants:
Vue d’ensemble des événements des dernières 24 heures :
Les développements des dernières 24 heures montrent que l’Iran se trouve dans une position où il rejette explicitement la guerre, tout en réaffirmant sa détermination à défendre ses droits et à soutenir le « front de la Résistance ». La société iranienne demeure mobilisée et soudée autour d’une autorité politique et religieuse ainsi que d’une mémoire historique communes, dont la dernière manifestation a été observée lors du quarantième jour du martyre du Guide.
Sur la scène extérieure, la situation est marquée à la fois par des violations du cessez-le-feu et par des tensions militaires au Liban de la part d’Israël, ainsi que par le contrôle du détroit d’Ormuz et un affrontement narratif avec l’Occident au sujet de la nature et de la résilience du système iranien. Parallèlement à cette dimension sécuritaire, un choc énergétique s’est formé, caractérisé par un niveau de risque élevé, des tensions sur le marché physique et une forte volatilité des prix. Dans ce contexte, une intense activité diplomatique est en cours avec plusieurs capitales et auprès des Nations unies afin de consolider le cadre du cessez-le-feu, de condamner les attaques américaines et israéliennes et de promouvoir la voie d’une solution politique.
1. Dernières déclarations des responsables iraniens
o Extraits du message de Son Éminence l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, Guide de la Révolution islamique : Aujourd’hui, et à ce stade de l’épopée de la troisième Défense sacrée, on peut dire avec assurance que vous, peuple héroïque d’Iran, êtes le vainqueur certain de ce champ de bataille. Aujourd’hui, l’aube de l’émergence de la République islamique en tant que grande puissance et la mise du camp de l’arrogance sur la pente du déclin sont apparues aux yeux de tous. C’est, sans aucun doute, une bénédiction divine.
o Pour parvenir à un “Iran fort”, la poursuite de la présence de notre cher peuple, à l’image des quarante jours qui viennent de s’écouler, est indispensable. Il ne faut pas qu’avec l’annonce d’une intention de négocier avec l’ennemi, l’on s’imagine que la présence dans la rue n’est plus nécessaire.
o Je dis à nos voisins du Sud que vous êtes en train d’assister à un miracle. Voyez donc les choses correctement, comprenez-les correctement, placez-vous du bon côté et soyez méfiants à l’égard des promesses mensongères des démons. Nous attendons encore de votre part une réaction appropriée afin que nous puissions vous manifester notre fraternité et notre bienveillance. Cela ne se réalisera que si vous vous détournez des puissances arrogantes qui ne laissent échapper aucune occasion de vous humilier et de vous exploiter.
o Mohammad-Bagher Ghalibaf, président du Parlement, sur le réseau X : « Deux des mesures convenues entre les parties n’ont toujours pas été mises en œuvre : l’instauration du cessez-le-feu au Liban et la libération des avoirs iraniens gelés avant le début des négociations. Ces points doivent être réalisés avant l’ouverture des pourparlers. »
o Mohammad-Bagher Ghalibaf, président du Parlement, sur le réseau X : Le temps est compté.
o Massoud Pezeshkian, président de la République, sur le réseau X : Depuis le début de l’agression des envahisseurs contre le territoire iranien, les infirmières, les médecins, le personnel de santé dans les hôpitaux et, en particulier, les services d’urgence ont été en permanence aux côtés du peuple. Je remercie tous vos sacrifices. Vous avez été les étoiles brillantes de l’Iran dans cette guerre injuste. Je suis reconnaissant envers vous tous.
2. Martyre de Kamal Kharrazi, ancien ministre des Affaires étrangères
· Seyyed Kamal Kharrazi, ancien ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, est décédé des suites des blessures causées par une attaque aérienne des États-Unis et d’Israël contre son domicile à Téhéran. Sa résidence, située dans le quartier d’Ajoudaniyeh à Téhéran, a été la cible d’une frappe aérienne conjointe américano-israélienne le 1er avril 2026, au cours de laquelle son épouse était tombée martyre sur le coup et lui-même grièvement blessé. Après plusieurs jours d’hospitalisation, Kharrazi a finalement succombé à la gravité de ses blessures et il est tombé martyre dans la soirée du 9 avril 2026.
Seyyed Kamal Kharrazi était un diplomate et homme politique iranien, l’une des figures marquantes de la politique étrangère de la République islamique Seyed Kamal Kharazi, diplomate et homme politique iranien, était l’une des figures marquantes de la politique étrangère de la République islamique, notamment dans son approche de la désescalade des tensions. Né le 1er décembre 1944 à Téhéran, il était titulaire de diplômes universitaires supérieurs dans des disciplines liées aux sciences de l’éducation et professeur titulaire à la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Téhéran. Il a été directeur des programmes de la télévision de la République islamique d’Iran, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires politiques (1979–1980) et directeur général de l’Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes. Il fut ensuite directeur général de l’Agence de presse de la République islamique (IRNA) et simultanément chef du quartier général de la communication de guerre durant la Défense sacrée (1980–1988). De 1989 à 1997, il a occupé le poste d’ambassadeur et de représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies ; de 1997 à 2005, il a été ministre des Affaires étrangères ; puis il a présidé le Conseil de stratégie des relations extérieures et a été membre de plein droit de l’Assemblée du Discernement de l’intérêt supérieur de l’Etat. Il était considéré comme un politicien du courant réformiste et, ces dernières années, l’une des figures centrales du cercle de conseillers du Guide dans le domaine de la politique étrangère et stratégique.
3. Violations du cessez-le-feu
o Des rapports publiés sur les réseaux sociaux font état de plusieurs explosions entendues à l’aube de vendredi dans certaines zones de l’est et du nord de Téhéran. Selon des habitants locaux, ces détonations ont été perçues de la nuit dernière jusqu’aux premières heures de ce matin et ont parfois coïncidé avec l’activité de la défense antiaérienne. Toutefois, à ce stade, aucune des sources officielles internes n’a confirmé la survenue d’une attaque ou d’un incident de grande ampleur à Téhéran.
o Malgré la confirmation par de multiples sources officielles, dont le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif, ainsi que les mises en garde de responsables et d’experts de divers pays quant à l’inclusion du Liban dans le plan de cessez-le-feu en dix points proposé par l’Iran – un plan qui avait également reçu l’aval des États-Unis –, l’armée du régime sioniste a intensifié ses attaques contre le territoire libanais au cours des dernières 24 heures.
4. Développements militaires
o Commandement de la Force navale des Gardiens de la Révolution islamique : La gestion du détroit d’Ormuz est entrée dans une nouvelle phase. Durant ces deux jours de silence sur le plan des combats, amis et ennemis ont bien compris par l’expérience que la gestion du détroit d’Ormuz a franchi un nouveau cap, par la permission de Dieu et à la grâce de Dieu.
o Communiqué du service de relations publiques des Gardiens de la Révolution islamique : Au cours des dernières heures, diverses agences de presse ont diffusé des informations concernant des attaques de drones et de missiles contre les installations de certains pays riverains de la rive sud du Golfe persique. Il est porté à la connaissance de tous que, durant les heures de cessez-le-feu, les forces armées de la République islamique d’Iran n’ont procédé à aucun tir en direction d’aucun pays. Si les informations relayées par les médias s’avéraient exactes, il s’agirait sans nul doute d’une action de l’ennemi sioniste ou des États-Unis. Les forces armées de la République islamique d’Iran, chaque fois qu’elles frappent une cible, le déclarent avec un courage total dans un communiqué officiel, et toute action qui ne figure pas dans les communiqués annoncés par la République islamique d’Iran n’a aucun lien avec nous.
5. Reconstruction rapide des infrastructures endommagées
o Passage du premier train sur le pont de Yahyâ-Abad à Kachan après sa reconstruction : le 6 avril, le pont ferroviaire de Yahyâ-Abad, à la gare de Kachan, a été la cible d’une attaque criminelle de l’ennemi américano-sioniste. Après une reconstruction rapide, aujourd’hui (seulement trois jours après sa destruction), le premier train a pu franchir le pont ferroviaire de Yahyâ-Abad.
6. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, les mensonges et les tentatives des États‑Unis et d’Israël de détourner l’opinion publique
o Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal, Reuel Marc Gerecht et Ray Takeyh soutiennent que Donald Trump a commis une erreur de calcul dans son évaluation de la nature de la République islamique. Selon eux, alors que Trump est entré en guerre avec une approche offensive, le virage rapide vers un cessez-le-feu a montré que Washington n’avait pas correctement appréhendé la complexité du comportement et de l’idéologie de Téhéran. Les auteurs soulignent que la République islamique d’Iran ne considère pas cette confrontation comme une simple crise politique susceptible d’être résolue, mais comme un affrontement existentiel ; c’est pour cette raison qu’en planifiant et en gérant ses ressources, elle a conduit la guerre sous une forme d’usure, réussissant à la fois à exercer une pression sur l’économie mondiale et à empêcher l’émergence de scénarios de déstabilisation interne.
Ils ajoutent que les estimations initiales sur la supposée fragilité du système iranien se sont révélées erronées et que l’idée selon laquelle la pression militaire ou l’élimination du leadership entraînerait l’effondrement de la structure du pouvoir ne s’est pas concrétisée. Selon eux, la République islamique peut désormais présenter sa résistance face aux États-Unis et à Israël comme un acquis, et, en s’appuyant sur des leviers tels que le détroit d’Ormuz, renforcer son influence. En face, les États-Unis se heurtent à des contraintes politiques et internes, et la poursuite du conflit serait très coûteuse pour eux. Ils concluent enfin que cette guerre n’a non seulement pas accru les chances de contenir le programme nucléaire iranien, mais pourrait, à l’inverse, conduire à son renforcement et affaiblir les objectifs initiaux de Washington.
7. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise dans la région
o Au cours des dernières 48 heures, le marché mondial de l’énergie est resté dominé par les risques géopolitiques dans le golfe Persique et, en particulier, par la situation du détroit d’Ormuz. Des données croisées indiquent que, malgré l’annonce du cessez-le-feu, le transit des pétroliers n’est pas encore revenu à la normale, ce qui maintient une « prime de risque » dans les prix. Le prix du baril de Brent brut s’est globalement établi, sur cette période, dans une fourchette d’environ 95 à 100 dollars, mais la structure du marché montre que ce niveau reste fragile et fortement dépendant des informations concernant la sécurité. Parallèlement, les données montrent que, sur le marché physique, le prix du Brent au comptant se situe sensiblement au-dessus des prix du marché à terme, avec des primes élevées qui témoignent d’un déficit d’offre réelle.
Sur le marché pétrolier du Moyen-Orient, les évaluations indiquent que les bruts régionaux, dont ceux de Dubaï et d’Oman, continuent de se négocier avec des primes élevées par rapport aux contrats à terme. Le brut d’Oman pour livraison à un mois, selon les signaux de marché et les transactions associées, se situe à des niveaux supérieurs aux prix de référence du Brent et, sous l’effet combiné des contraintes d’offre et du risque de transport, évolue dans une zone de prix très tendue et orientée à la hausse.
Les analyses soulignent que l’écart entre le marché physique et le marché « papier » est devenu l’un des indicateurs clés de la situation actuelle et montre que, même en cas de baisse des prix des contrats à terme, le marché réel resterait confronté à un manque d’offre.
Sur le marché du gaz, les prix en Europe se maintiennent dans une fourchette d’environ 50 à 60 euros par mégawattheure, mais les analystes estiment que tout retard dans le rétablissement complet des exportations de GNL en provenance du golfe Persique pourrait déclencher une nouvelle vague de hausse des prix.
Dans l’ensemble, l’évaluation consolidée des sources montre que le marché se trouve dans une situation combinant « cessez-le-feu instable + perturbations de l’offre + primes élevées sur le marché physique ». Dans ces conditions, le moindre développement sécuritaire au détroit d’Ormuz peut, en très peu de temps, infléchir la trajectoire des prix et pousser à nouveau le marché vers des niveaux plus élevés.
Compte tenu de ces incertitudes, la situation actuelle du marché de l’énergie doit être décrite comme une « phase à risque élevé et à forte volatilité », dans laquelle toute annonce concernant la sécurité dans le golfe Persique, la présence de forces militaires étrangères ou des attaques contre des infrastructures énergétiques peut, en l’espace de quelques heures, ajouter ou retrancher plusieurs dizaines de dollars au prix du baril. En conséquence, de nombreux instituts d’analyse recommandent aux grands consommateurs et importateurs de pétrole et de gaz, tout en diversifiant leurs sources d’approvisionnement, de se préparer également à des scénarios de prix plus élevés et plus instables.
o Selon le dernier rapport du Bureau des statistiques du travail des États-Unis (BLS), l’indice des prix à la consommation de ce pays a augmenté de 0,9% en mars 2026 par rapport au mois précédent, ce qui constitue la plus forte hausse mensuelle depuis juin 2022 ; la guerre en Iran et le choc provoqué par la flambée des prix de l’énergie sont présentés comme les principaux facteurs de cette hausse. Le taux d’inflation annuel américain a ainsi atteint 3,3% ce mois-là, son plus haut niveau depuis mai 2024. Selon ce même rapport, l’indice des prix de l’énergie a bondi de 10,9% en mars, la seule composante « essence » ayant progressé de 21,2% en un mois et expliquant près des trois quarts de la hausse totale de l’indice, tandis que l’indice du fioul domestique a augmenté d’environ 30,7%. Par ailleurs, l’indice des tarifs aériens est en hausse en mars ; si le chiffre précis est détaillé dans la version complète du rapport du BLS, les médias américains font état d’une augmentation de plusieurs pour cent du prix des billets d’avion, ainsi que d’une hausse des frais de transport maritime, sous l’effet de la flambée des coûts de carburant.
8. Solidarité des peuples de la région avec l’Iran
· Yémen : le peuple yéménite a organisé aujourd’hui une vaste manifestation pour réaffirmer son soutien résolu à l’axe de la Résistance dirigé par l’Iran et pour féliciter le peuple, le Guide, l’Etat islamique et les forces armées de l’Iran, ainsi que l’ensemble des peuples et des combattants de l’axe de la Résistance et la communauté musulmane, pour la victoire sur les agresseurs américano-sionistes.
· Irak : des couches diverses du peuple irakien, en particulier les partisans du Hachd al-Chaabi, ont participé, au centre de Bagdad, à la cérémonie du quarantième jour du martyre douloureux de l’Imam Khamenei (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) ; ils y ont rendu hommage à la haute stature de ce maître des martyrs de la communauté islamique et ont honoré sa mémoire
9. Efforts diplomatiques
o Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères d’Iran et d’Égypte : les deux ministres se sont entretenus par téléphone jeudi soir. Ils ont examiné la situation la plus récente des développements régionaux à la suite de l’annonce du cessez-le-feu, après quarante jours d’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, et ont insisté sur la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs engagements et de mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban.
o Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran et de l’Espagne : le ministre iranien des Affaires étrangères, en saluant les positions de principe et honorables du gouvernement et du peuple espagnols, opposés à l’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran et condamnant les crimes de guerre commis contre le peuple iranien, a souligné que les positions précieuses de l’Espagne en défense du droit international et des valeurs humaines ont été remarquées et saluées par la nation iranienne ainsi que par la communauté internationale et ne seront jamais oubliées. Le ministre iranien, exposant les crimes de guerre commis par les États-Unis et le régime sioniste durant les quarante jours de leur agression militaire contre l’Iran, a insisté sur la responsabilité de tous les États à condamner ces crimes et à poursuivre et punir les criminels. Il a souligné que, dans une démarche responsable, l’Iran a répondu positivement aux bons offices des médiateurs en vue de l’instauration d’un cessez-le-feu et de la cessation de la guerre au Moyen-Orient, mais que la réalisation de cet objectif suppose que les États-Unis remplissent leurs engagements en vue de mettre fin à la guerre et aux actions d’escalade du régime sioniste au Liban.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères a rappelé que la défense du droit international et des valeurs humaines et le refus de la guerre constituent des principes fondamentaux de la politique étrangère de l’Espagne, et a souligné que, dès le début, son pays avait insisté sur l’illégalité des attaques militaires contre l’Iran. Il a exprimé sa satisfaction quant à l’annonce du cessez-le-feu et mis en avant la nécessité pour toutes les parties de s’y conformer et de concentrer leurs efforts sur la voie diplomatique afin de rétablir une stabilité et une sécurité durables dans la région.
o Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran et de l’Allemagne : Seyyed Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et Johann Wadephul, ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, se sont entretenus par téléphone au sujet de la situation la plus récente des évolutions régionales et internationales.
o La Corée du Sud enverra un envoyé spécial en Iran : le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a annoncé que le pays dépêchera un envoyé spécial en Iran afin d’examiner la situation au Moyen-Orient. La décision d’envoyer cet émissaire a été prise lors d’un entretien téléphonique entre « Cho Hyun », ministre des Affaires étrangères de Corée du Sud, et « Seyyed Abbas Araghchi ». Selon le ministère sud-coréen, depuis le début du conflit, le 28 février et la fermeture de cette voie maritime vitale par l’Iran, au total 26 navires liés à des entreprises coréennes se sont retrouvés bloqués dans le détroit d’Ormuz.
o Rencontre de l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies avec le vice-ministre iranien des Affaires juridiques et internationales : selon le correspondant de Sputnik à Téhéran, Jean Arnault, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Moyen-Orient, a rencontré jeudi Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien chargé des affaires juridiques et internationales. Le vice-ministre a critiqué le fait que les pays riverains du sud du golfe Persique, en autorisant les États-Unis à utiliser leur territoire, y compris les bases militaires installées sur leur sol, se rendent de facto complices de cette agression et engagent leur responsabilité internationale ; il a qualifié les actions de l’Iran de défensives et non dirigées contre ces pays. L’envoyé spécial du Secrétaire général a déclaré pour sa part que l’objectif final de l’ONU, à ce stade, était d’aboutir à un accord et à un règlement durable de la situation, prenant en compte toutes les dimensions de la crise.
Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris