Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 33
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Communiqué de presse – N°33
Paris, le 1 avril 2026
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Au trente-troisième jour de l’agression militaire des forces américano-israéliennes, qui coïncide avec la Journée de la République islamique d’Iran, marquant l’annonce des résultats du référendum de 1979 et l’établissement de la République islamique, la section de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les points suivants :
Vue d’ensemble des événements des dernières 24 heures :
Alors que se poursuivent les frappes aveugles des forces américano-israéliennes contre des cibles civiles et les infrastructures du pays, que le prix du pétrole a franchi le seuil des 116 dollars le baril, que le trafic des navires à travers le détroit d’Hormuz a diminué et que les rapports internationaux alertent sur les lourds dommages infligés par la crise actuelle à l’économie mondiale (baisse des exportations de pétrole et de gaz de la région du Golfe Persique, chute des marchés boursiers aux États‑Unis, hausse du prix de l’essence et des matières premières et des produits de base), la guerre est plus que jamais imbriquée dans la crise énergétique mondiale et les signes montrent que ses effets dépassent largement le Golfe Persique pour devenir l’un des chocs économiques les plus importants au niveau mondial.
- Dernières déclarations des responsables iraniens
- Mohammad Bagher Qalibaf, président du Parlement, sur X :
« S’ils ne dépensaient pas leur argent pour les armes… »
Ce serait tellement “beau”… Nous pourrions alors entrer, saisir tous leurs champs pétroliers en 48 heures – croyez‑le, en 48 heures –, armer Israël avec les meilleures armes et créer des dizaines et des dizaines de nouvelles Gaza.
Voilà le véritable “rêve américain” mes amis.
JAMAIS !
- Mohammad Reza Aref, premier vice‑président de la République islamique d’Iran, sur X : Suite à l’attaque sauvage de l’ennemi contre certaines unités de production de médicaments, j’ai personnellement examiné la question et j’assure à la noble nation iranienne que les stocks stratégiques de médicaments se trouvent dans une situation « satisfaisante » et qu’il n’y a aucune raison de s’inquié Des instructions fermes ont également été données pour des importations d’urgence et pour assurer la stabilité du marché du médicament.
- Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, sur X : Rien ne tourne autant en dérision le slogan « America First » que le déclenchement d’une guerre au profit d’un régime étranger (Israël) tout en cherchant à tirer un profit matériel de l’envoi de jeunes soldats à la mort. Cette guerre de choix est imposée aussi bien au peuple américain qu’au peuple iranien.
- Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, sur X : Les criminels de guerre en Israël bombardent désormais ouvertement et sans honte les entreprises pharmaceutiques. Leurs intentions sont parfaitement claires. Mais ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que, cette fois, ils n’ont pas affaire à des civils palestiniens sans défense. Nos forces armées puissantes puniront sévèrement les agresseurs.
- Attaques délibérées contre les civils et les infrastructures iraniennes
- Téhéran : Selon les données publiées par le Croissant‑Rouge, les zones civiles de la ville de Téhéran qui ont été la cible, depuis l’aube, de frappes aériennes américano‑israéliennes sont les suivantes: Taleghani, le quartier de Tehransar, le quartier de Saadat‑Abad, les environs de Nobonyad et la ville de Qods.
- Téhéran : Ce matin, certaines zones résidentielles de l’ouest de Téhéran ont été attaquées. Lors de cet incident, 16 immeubles d’habitation ont été endommagés.
- Téhéran : Le bâtiment de l’ancienne ambassade des États‑Unis à Téhéran a été visé dans la nuit de mercredi 1er avril et partiellement détruit.
- Ispahan : Selon le service de presse de la société Foolad Mobarakeh d’Ispahan, l’ennemi a de nouveau lancé, vers 23 heures la nuit dernière, une attaque de grande intensité contre plusieurs sites de ce complexe. Les évaluations effectuées jusqu’à présent, compte tenu du volume important des frappes, indiquent des dommages majeurs aux unités liées au processus de production. Parallèlement, l’ennemi a attaqué l’une des aciéries du groupe, la société Foolad Sefid‑Dasht de la province de Tchaharmahal‑o‑Bakhtiari, dont les unités de production ont également subi des destructions et des dégâts.
- Bouchehr : Lors d’une frappe de missile hier soir contre plusieurs points de la province de Bouchehr, un élevage avicole dans la région de Dashtestan et une tente nomade dans la région de Deylam ont été touchés, faisant plusieurs blessés. De plus, une attaque contre la tour météorologique de Bouchehr, frappée par deux projectiles ennemis, a endommagé la serre voisine et blessé deux travailleurs afghans qui y étaient employés.
- Kerman : D’après le vice‑gouverneur de Kerman, l’un des sites visés se trouvait en périphérie de la ville et l’autre dans les environs de Sirjan.
- Bandar Abbas : Selon le vice‑gouverneur de la province d’Hormozgan, ce matin, la jetée passagers Shahid Haqqani de Bandar Abbas a été ciblée par des avions de combat ennemis.
- Chef des services d’urgence de Téhéran : 25 postes d’ambulance ont été endommagés, dont 3 complètement détruits. Sur 23 ambulances touchées, 10 ont été totalement détruites.
- Patrimoine historique endommagé : Au matin du mercredi 1er avril 2026, le nombre de sites et monuments historiques et civilisationnels touchés dans diverses régions par les attaques américano‑israéliennes s’élevait à 132. Sur cette période, les biens et monuments historiques de 18 provinces ont été détruits ou endommagés par les frappes militaires des États‑Unis et d’Israël.
- Images d’avions de ligne endommagés à l’aéroport de Mehrabad à Téhéran à la suite des frappes américaines et israéliennes.
- Ripostes militaires de l’Iran
- Service de presse du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) : Dans le cadre d’une opération combinée et conjointe des forces armées de la République islamique d’Iran et de l’axe de la Résistance contre des cibles américaines et sionistes, et dans la continuité de la 88e vague de l’opération « Promesse véridique 4 », les forces aérospatiales du CGRI, en utilisant des systèmes de missiles très lourds Emad, Khorramshahr‑4 et Qadr à carburant liquide et solide, ont frappé des points situés au centre, au sud, au nord et au cœur des territoires occupés, notamment le lieu de réunion des commandants du front intérieur sioniste à Bnei Brak, Tel‑Aviv, Beersheba, la Galilée, le Néguev, la base aérienne de Tel Nof, Arad et le sud de la mer Morte. Les forces navales et aérospatiales du CGRI ont ensuite, au cours d’opérations continues et successives, pris pour cible, à l’aide de drones d’attaque et de missiles de précision, les positions dissimulées des forces américaines et leurs centres de contrôle de drones dans les bases d’Al‑Dhafra, Victoria et Ali Al‑Salem. Les forces de la Résistance – le Hezbollah du Liban, la Résistance islamique d’Irak et le Yémen – ont, pour leur part, mené plus de 120 opérations efficaces contre le nord et le sud des territoires occupés de Palestine et contre les lieux de stationnement et de refuge des commandants américains au centre et au nord de l’Irak, infligeant des coups d’usure à des armées d’occupation déjà épuisées. La modification des tactiques offensives de l’Iran, l’emploi de nouveaux systèmes de missiles et l’élargissement réfléchi du front de guerre par les composantes de la Résistance annoncent une évolution qualitative et stratégique sur le terrain. Nous avons défini un horizon de long terme pour l’érosion de la puissance du régime sioniste et de l’armée américaine dans la région, afin de préparer les conditions du combat final et du mouvement de la Oumma islamique vers Jérusalem occupée.
- Service de presse du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) : Les opérations coordonnées, synergiques et réparties par axes des forces armées de la R.I. d’Iran et des fronts de la Résistance, dans la « 89e vague » de l’opération « Promesse véridique 4 », ont été menées par le tir de plus de 100 missiles lourds, de drones d’attaque et de 200 roquettes dans un rayon de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres couvrant l’ensemble de l’Asie occidentale et du nord au sud des territoires occupés, contre des objectifs américains et sionistes. Ces opérations combinées ont visé, entre autres, des sites militaires et des rassemblements de forces terroristes du régime sioniste dans les régions d’Eilat, Tel‑Aviv et Bnei Brak, causant, selon les sources locales, de lourdes pertes à l’armée israélienne. Par ailleurs, le refuge de forces de l’armée terroriste américaine à Bahreïn, où se trouvaient 80 militaires, a été frappé avec précision, et une escadrille d’hélicoptères de cette armée sur la base d’Al‑Udeid a été la cible de missiles balistiques, détruisant un appareil et causant de graves dommages aux autres.
- Commandant de la Force aérospatiale du CGRI : Aujourd’hui, nous avons attaqué au moyen de drones et de missiles le lieu de résidence des pilotes et du personnel navigant américain à Al‑Kharj, en Arabie saoudite, et frappé un rassemblement d’environ 200 personnes. À la liste des pertes et des dégâts de Trump et de Hegseth – en plus des AWACS, des ravitailleurs et des dépôts de carburant – s’ajoute désormais une nouvelle liste de pertes et de blessés au sein du personnel navigant.
- Service de presse de l‘Armée de la République islamique d’Iran : En réponse aux frappes aériennes sauvages du régime sioniste et des États‑Unis criminels contre notre pays, en particulier les attaques visant des zones résidentielles et civiles, « les lieux de stationnement des avions AWACS et des ravitailleurs américains » basés à l’aéroport Ben‑Gourion, ainsi que « le site radar de détection et d’interception des missiles et des drones de combat » et « les centres de guerre électronique de lutte contre les drones de combat » situés aux Émirats arabes unis, ont été pris pour cibles, dès l’aube, par des attaques de drones. L’armée de la R.I. d’Iran avait déjà visé des bases américaines dans la région et des installations militaires sur les territoires occupés ; d’après les informations reçues et les images satellites, ces attaques ont infligé des dommages sérieux à ces centres et perturbé de manière importante les opérations de combat et de soutien logistique des avions militaires ainsi que les systèmes d’interception de missiles et de drones de combat. Dans cette nouvelle vague d’attaques, des drones puissants Arash‑2, dotés d’une autonomie de vol de 2000 kilomètres, ont été utilisés.
- Communiqué de l’Armée de la R.I. d’Iran : En réponse aux crimes du régime sioniste et des États‑Unis impérialistes visant les infrastructures de notre pays, depuis l’aube d’aujourd’hui, des centres stratégiques et importants de communications et d’industries appartenant à Siemens, Telecom et AT&T de l’armée du régime infanticide ont été ciblés par des drones kamikazes à Ben‑Gourion et à Haïfa. Le centre logiciel industriel de Siemens situé dans le centre des territoires occupés (près de l’aéroport Ben‑Gourion), est dédié aux technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle et l’automatisation industrielle de l’armée du régime sioniste, et sert à optimiser les chaînes de production d’armements et la conception de systèmes militaires. Le centre de télécommunications d’AT&T à Haïfa constitue l’un des pôles de recherche‑développement américains œuvrant dans les domaines des technologies avancées de réseautage, de cloud computing et d’intelligence artificielle pour l’armée d’occupation.
- Extension de la crise à d’autres régions
- Porte‑parole des forces armées du Yémen : Nos forces armées ont, avec l’aide de Dieu, mené leur troisième opération militaire dans le cadre de la « bataille du djihad sacré », au cours de laquelle une salve de missiles balistiques a visé des objectifs sensibles de l’ennemi israélien dans le sud de la Palestine occupée. Cette opération a été menée en coopération avec nos frères combattants en Iran et au Hezbollah libanais et, par la grâce de Dieu, a atteint ses objectifs avec succès.
- Situation du marché de l’énergie et effets de la crise dans la région
- Selon l’évaluation présentée par le commissaire européen à l’énergie, Dan Jørgensen, publiée le 31 mars 2026 par le quotidien américain The Wall Street Journal, la guerre contre l’Iran a déjà alourdi la facture d’importation de combustibles fossiles de l’Union européenne d’environ 16 milliards de dollars. Depuis le début de ce conflit, les prix du gaz naturel en Europe ont augmenté d’environ 70% et ceux du pétrole d’environ 60%, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les économies et les ménages européens.
- D’après un article analytique du magazine britannique The Economist, daté du 29 mars 2026 et intitulé « How Iran is making a mint from Donald Trump’s war » (Comment l’Iran tire un profit considérable de la guerre de Donald Trump), la République islamique d’Iran a pris l’ascendant dans la « guerre de l’énergie » provoquée par la crise actuelle dans la région ; il est ainsi estimé que les revenus pétroliers de l’Iran ont à peu près doublé par rapport à la période précédant la guerre et que les exportations de pétrole ont atteint environ 2,8 millions de barils par jour.
Ce magazine souligne la vente du pétrole iranien à des prix plus élevés, la poursuite des exportations via le détroit stratégique d’Hormuz, les effets de la fermeture de la majeure partie de ce passage maritime et le risque de choc énergétique accru en cas de crise au Bab el‑Mandeb. The Economist avertit que la forte inflation et les pertes subies par les forces américaines deviennent un fardeau politique lourd pour l’administration Trump et que les élections de mi‑mandat aux États‑Unis pourraient se transformer en référendum sur le coût de l’alliance entre Washington et Israël.
- Le quotidien britannique The Daily Telegraph a indiqué, dans un article daté du 30 mars 2026, qu’à la suite de la guerre contre l’Iran, le prix du carburant aviation dans les marchés mondiaux a plus que doublé, contraignant les compagnies aériennes du monde entier à annuler des milliers de vols. Selon les données de la société d’analyse Cirium, plus d’un vol sur 20 prévu dans le monde a été annulé lundi dernier, ce qui montre que l’aggravation de la crise énergétique liée à cette guerre exerce une pression directe sur le transport aérien et l’économie mondiale.
- L’agence Bloomberg, se fondant sur un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), publié le 31 mars 2026, a annoncé que les pertes économiques des pays arabes dues à la guerre contre l’Iran pourraient atteindre environ 200 milliards de dollars. Selon cette évaluation, les perturbations massives des exportations d’énergie, du commerce maritime, du transport aérien et des chaînes d’approvisionnement réduisent fortement la croissance économique de la région arabe et ont déjà, en quelques semaines, entraîné des dizaines de milliards de dollars de pertes. Il est probable, selon ce rapport, que le produit intérieur brut de ces pays diminue de 120 à 194 milliards de dollars et que des millions d’emplois et de moyens de subsistance soient menacés.
- Ces dernières semaines, le marché mondial du pétrole, directement affecté par la guerre contre l’Iran et par les inquiétudes concernant la sécurité du détroit d’Hormuz, a connu une flambée sans précédent : le prix du Brent est passé rapidement de la fourchette des 70–80 dollars pour atteindre un pic d’environ 119 dollars le baril, avant que cette hausse brutale ne se corrige partiellement. Sur la même période, le brut omanais, principal indice de référence du Golfe persique, a augmenté de concert avec le Brent ; l’écart de prix entre ces deux références montre qu’une part importante de la prime actuelle n’est pas liée aux fondamentaux de l’offre et de la demande, mais bien au risque géopolitique et à la crainte de perturbations des exportations via les voies maritimes régionales. Cette flambée des prix a fortement alourdi la facture énergétique des consommateurs asiatiques et européens, amenant de nombreux analystes à évoquer le risque d’un nouveau choc inflationniste pour l’économie mondiale. Toutefois, les prises de position apaisantes et réfléchies du président iranien – réaffirmant notamment que Téhéran ne cherche pas l’escalade, que la sécurité des voies maritimes et des routes d’exportation de l’énergie constitue une priorité et que l’Iran agit dans le cadre du droit international – ont contribué à calmer en partie les tensions du marché et à ramener progressivement les prix en‑deçà du sommet de 119 dollars. Dès lors, les perspectives actuelles du marché se caractérisent par des prix toujours élevés, une extrême sensibilité à tout développement militaire dans le Golfe Persique et une attention croissante des opérateurs aux messages politiques et diplomatiques de l’Iran ; tout signal de désescalade émanant de Téhéran se traduit désormais par une réduction rapide de la prime de risque intégrée dans les prix du Brent et du brut omanais.
7.Efforts diplomatiques
- Entretien téléphonique du président de la République islamique d’Iran avec le président du Conseil européen : Le président de la République islamique d’Iran et le président du Conseil européen se sont entretenus par téléphone au sujet de la situation et des conséquences de la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran, ainsi que des conditions actuelles dans la région. Au cours de cet échange, le président iranien a critiqué l’attitude négative et les positions biaisées de l’Union européenne et de certains pays européens face à l’agression manifeste des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran, affirmant que cette agression militaire ne constitue pas seulement un crime sans précédent contre le peuple iranien, mais aussi une violation flagrante de l’État de droit et une atteinte à l’ensemble des principes et des normes que l’Union européenne prétend défendre. Il a rappelé que l’Iran avait participé de bonne foi et de manière constructive aux négociations avec les États‑Unis, et qu’il avait, pour la deuxième fois en pleine négociation, été la cible de frappes illégales, ce qui prouve que ce pays ne croit pas à la diplomatie et cherche uniquement à imposer ses visées. Il a souligné que la normalisation de la situation passe par l’arrêt des attaques agressives, ajoutant que l’Iran n’a, à aucun moment, recherché la tension ou la guerre et qu’il dispose de la volonté nécessaire pour mettre fin à ce conflit, à condition que soient respectées les exigences y afférentes, notamment des garanties effectives pour empêcher la répétition de toute agression. Le président a également réaffirmé que le détroit d’Hormuz est fermé aux navires et bâtiments des parties agresseurs et de leurs soutiens, avertissant que toute intervention étrangère, sous quelque prétexte que ce soit, dans cette guerre et dans la situation actuelle de la région, aurait des conséquences dangereuses. Il a recommandé aux pays européens d’abandonner une approche destructrice à l’égard de l’Iran et de fonder leurs politiques et leurs positions sur le droit international, dans le sens d’interactions constructives et professionnelles.
Le président du Conseil européen, pour sa part, a souligné la nécessité de mettre fin à la guerre et aux tensions dans la région et a exprimé sa préoccupation quant aux effets politiques et économiques négatifs de ce conflit dans le monde. Il a réaffirmé que les pays européens n’ont jamais soutenu cette agression contre l’Iran et la considèrent contraire au droit et aux règles internationales. Le président du Conseil européen a également appelé à un règlement des différends par la négociation et des solutions pacifiques.
- Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Turquie : Les deux ministres se sont entretenus par téléphone des derniers développements dans la région. Le ministre turc des Affaires étrangères, revenant sur la récente réunion quadripartite à Islamabad avec la participation des ministres des Affaires étrangères de la Turquie, du Pakistan, de l’Arabie saoudite et de l’Égypte, a réaffirmé le soutien des pays de la région à la cessation de la guerre et au rétablissement de la paix et de la stabilité. Le ministre des Affaires étrangères, exposant la situation actuelle de la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran, a insisté sur la responsabilité de tous les États de condamner les crimes commis par les agresseurs, en particulier les attaques contre les écoles, les universités et les centres scientifiques, les sites historiques et culturels, les infrastructures de production et d’énergie ainsi que les zones résidentielles. Il a déclaré que les menaces explicites des responsables américains visant les infrastructures énergétiques et industrielles de l’Iran constituent en elles‑mêmes une menace criminelle et illustrent le mépris manifeste de Washington pour les principes fondamentaux du droit international et de l’humanité, appelant la communauté internationale à y répondre fermement. Il a qualifié de totalement infondées les informations relayées par certaines sources selon lesquelles des missiles auraient été tirés depuis l’Iran en direction de la Turquie et, mettant en garde contre la répétition d’opérations sous faux drapeau par les ennemis de la paix et de l’amitié dans la région, a affirmé que la République islamique d’Iran demeure attachée au principe de bon voisinage et au respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la Turquie, et qu’elle est prête à une coopération technique conjointe pour examiner toute allégation éventuelle.
Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris