2 April 2026
2026/04/01 - 17:40

Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 32

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Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 32 (PDF)

Communiqué de presse – N°32
Paris, le 31 mars 2026

 

Au trente-deuxième jour de l’agression militaire menée par les forces américaines et israéliennes, le département de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :

 

Vue d’ensemble des événements des dernières 24 heures :

Plus d’un mois après le début de la guerre, le Président américain continue d’évoquer l’hypothèse de négociations, tout en ordonnant dans le même temps des bombardements indiscriminés contre les infrastructures civiles, industrielles, universitaires et sanitaires, ainsi que contre des zones d’habitation dans tout le pays. Les forces armées iraniennes, pour leur part, poursuivent l’exercice de leur droit légitime à la défense en ciblant les bases ainsi que les objectifs militaires et économiques de l’ennemi américain et israélien.

 

  1. Dernières déclarations des responsables iraniens
  • Masoud Pezeshkian Président de la République islamique d’Iran sur le réseau X : Lors du Conseil des ministres, tout en rendant hommage aux efforts de nos forces armées, j’ai exprimé ma gratitude au peuple courageux et présent sur le terrain en Iran, qui depuis un mois ne quitte pas la scène. Le gouvernement est pleinement au service de la population et ne permettra pas que la moindre perturbation survienne dans la fourniture des services. Ensemble, dans l’unité nationale, nous tenons bon face à cette agression injuste.

 

  • Masoud Pezeshkian président de la République islamique d’Iran sur le réseau X : Dans cette guerre injuste, le peuple musulman d’Irak s’est tenu avec courage aux côtés de l’Iran ; cette solidarité ne tient pas à une contrainte géographique, mais à une histoire, une identité et des valeurs religieuses communes. Je serre chaleureusement la main du peuple, des responsables et des combattants irakiens de Mésopotamie. Je salue votre constance et honore les engagements qui nous lient.

 

  • Mohammad Bagher Qalibaf, Président du Parlement, sur le réseau X : Alors même qu’il menace notre nation, l’ennemi présente ses désirs comme des “informations”. C’est une grave erreur. S’il frappe une fois, il recevra une riposte multipliée. Avec l’aide de Dieu, le peuple iranien, sous la direction du Guide suprême de la Révolution, fera regretter à l’ennemi cette agression et reconquerra ses droits.

 

  • Seyyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, sur le réseau X : L’Iran respecte le Royaume d’Arabie saoudite et le considère comme un pays frère. Nos opérations visent exclusivement les agresseurs ennemis qui ne respectent ni les Arabes ni les Iraniens et qui sont incapables d’assurer la sécurité de quiconque. Il suffit de regarder le sort que nous avons réservé à leur système de commandement aérien. Le moment est venu désormais d’expulser les forces américaines de la région.

 

  1. Attaques délibérées contre les civils et les infrastructures iraniennes
  • Téhéran : ce matin, mardi 31 mars, aux environs de 6 heures, des raids aériens ont visé plusieurs zones de Téhéran. Les frappes ont touché le 2e arrondissement (quartier Kouy-e Nasr / Gisha), le 4e arrondissement (abords de la place Ghoran et autoroute Shahid Babayi), le 13e arrondissement (secteur de Shahid Mohtadi) et le 21e arrondissement (route spéciale de Karaj).

 

  • Comté de Mahallat : selon le vice-gouverneur de la province Markazi, lors d’une attaque de missile contre le comté de Mahallat dans la nuit dernière, quatre logements ont été entièrement détruits et quatre autres endommagés à hauteur de 50%. Le bilan définitif de cette frappe fait état de 11 martyrs – dont deux mères et trois enfants – et de 15 blessés.

 

  • Zandjan : d’après le vice-gouverneur de la province de Zandjan, le mardi 31 mars, vers 5 heures du matin, une attaque contre le bâtiment administratif du Hosseinieh-e Azam de Zandjan a fait trois martyrs et 12 blessés transférés à l’hôpital. Le bâtiment administratif, la maison d’hôtes, la bibliothèque, la caisse d’épargne du Hosseinieh-e Azam ainsi que les commerces environnants ont été endommagés. Les opérations de déblaiement sont en cours, menées par le Croissant-Rouge, les services d’incendie et les services municipaux.

 

  • Ispahan : selon le vice-gouverneur de la province d’Ispahan, des avions de combat américano-israéliens ont mené des frappes aveugles contre plusieurs zones à Ispahan, Najafabad, Mobarakeh, Kashan et Shahr-e Kord. Un drone a également visé aujourd’hui une habitation à Khomeyni-Shahr, sans faire de victimes.

 

  • Qasr-e Shirin : d’après le vice-gouverneur de la province de Kermanshah, lors d’une attaque menée ce mardi au matin contre des ouvriers d’une entreprise de travaux publics engagée dans le projet du système hydraulique et d’irrigation dans la ville de Qasr-e Shirin, un travailleur est tombé en martyr et huit autres ont été blessés. Les États-Unis et Israël avaient déjà, ces derniers jours, ciblé plusieurs sites civils, notamment vendredi dans le comté de Kangavar et dans le chef-lieu, causant la mort de 20 civils et faisant 56 blessés.

 

  • Kurdistan : à la suite de frappes sur certaines zones de cette province, 17 personnes ont été blessées et 2 sont tombés en martyr. Des quartiers d’Abbasabad à Sanandaj, la ville de Dehgolan et le site de Vazneh à Baneh ont été visés. À Sanandaj et Dehgolan, huit citoyens ont été blessés dans chaque ville, la majorité présentant des blessures légères. À Baneh, deux personnes ont été tués et une autre blessée.

 

  • Guilan : le gouverneur de la province de Guilan indique qu’environ 100 unités commerciales et résidentielles ont été endommagées lors des frappes récentes.

 

  • Qeshm : l’eau potable de l’île de Qeshm est fournie par des usines de dessalement ; l’une de ces installations a été ciblée et totalement mise hors service.

 

  • Organisation de l’aviation civile d’Iran : le 29 mars 2026, un avion de ligne iranien qui devait se rendre à New Delhi dans le cadre d’une mission humanitaire a été ciblé lors d’une attaque aérienne des forces américano-israéliennes sur l’aéroport de Machhad. Cet appareil devait transporter des médicaments et des équipements médicaux de l’Inde vers l’Iran. Le fait de l’avoir visé constitue une violation manifeste du droit international de l’aviation civile et relève du « crime de guerre »..

Il est à noter qu’en vertu des conventions de Chicago (1944) et de Montréal (1971), tout acte portant atteinte à la sécurité des aéronefs civils est qualifié d’infraction internationale dans le domaine de l’aviation, et qu’en application de l’article 52 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève, une attaque contre des biens de caractère civil – y compris des aéronefs transportant des secours humanitaires – constitue un crime de guerre.

 

  1. Ripostes militaires de l’Iran
  • Communiqué du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) : à l’aube de ce jour, les combattants de la Marine du CGRI, dans le cadre de la 88ème vague de l’opération « Promesse véridique 4 » ont mené une offensive de grande ampleur contre des objectifs des terroristes américano-sionistes et leur ont infligé des coups sévères. Dans cette attaque éclair, un porte-conteneurs appartenant au régime sioniste, nommé Express Halfong, a été frappé par des missiles balistiques de la Marine du CGRI dans les eaux centrales du golfe Persique. Lors d’une seconde opération combinée, le lieu de rassemblement de fusiliers-marins américains sur les côtes des Émirats arabes unis – où ils s’étaient réfugiés, hors de leurs bases, par crainte des missiles du CGRI – a été touché avec précision par des drones kamikazes. Dans une autre phase de l’opération, un système anti-drones (HAWK) du 5e flotte américaine, déployé hors base à proximité de l’aéroport de Manama au Bahreïn, a été détruit par des drones kamikazes. Enfin, deux radars avancés d’alerte aérienne précoce sur la base américaine de « Jaber al-Ahmad » ont été frappés par des drones de cette force. La Marine du CGRI a également annoncé que le détroit d’Ormuz se trouve entièrement, et conformément aux ordres du Commandant en chef, sous contrôle ferme et souverain de ses combattants, et que le moindre mouvement ennemi sera immédiatement exposé aux frappes de ses missiles et de ses drones.

 

  • Communiqué de l’armée de la République islamique d’Iran : les drones de l’armée ont visé des centres d’infrastructure du régime sioniste. Depuis ce matin, par des opérations de drones mettant en œuvre différents types d’appareils de combat, ils ont frappé des sites d’Elbit Systems, de Kanfit ainsi que le centre de production et de développement de systèmes défensifs et offensifs du régime sioniste situés dans la zone industrielle de Nof HaGalil et à Tel-Aviv. Ce centre d’armement produit notamment des systèmes de défense et de missiles tels que le Dôme de fer. Elbit Systems est une entreprise d’armement active dans les domaines de la guerre électronique, de la fabrication de drones, des systèmes de détection et des capteurs radar, qui représente une part importante des exportations d’armes du régime sioniste. L’Organisation des industries Kanfit opère dans l’ingénierie et la production de pièces aérospatiales et de structures aéronautiques pour avions et hélicoptères.

 

  • Communiqué de l’armée : à l’aube d’aujourd’hui, un drone MQ‑9 appartenant à l’ennemi américano-sioniste a été détecté, pris en chasse puis abattu par un système de défense antiaérienne de l’armée dans la région d’Ispahan.

 

  • Communiqué de l’armée : aujourd’hui à 10h30, un drone « Lucas » appartenant à l’ennemi américano-sioniste a été intercepté et détruit par un système de défense antiaérienne de l’armée dans la région de Qeshm. Avec ce nouvel appareil, le nombre de drones abattus par le réseau intégré du Commandement conjoint de la défense aérienne du pays s’élève à 147.

 

  1. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise dans la région
  • À la suite de l’intensification de l’agression américaine et de celle de ses alliés contre l’Iran, le marché boursier américain connaît depuis plusieurs semaines une phase de chute continue. Le 26 mars 2026, l’indice S&P 500 a reculé de 1,74% pour clôturer à 6 477 points, tandis que le Nasdaq a baissé de 2,38% à 21 408 points. Le même jour, le Dow Jones a cédé 1,01%, perdant environ 469 points pour terminer à 45 960 points. Au total, le S&P 500 a perdu environ 7,8% en cinq semaines et se situe désormais près de 9% en dessous de son record du 27 janvier 2026, ce qui traduit l’inquiétude croissante des investisseurs face à la poursuite de la guerre et à la flambée des prix du pétrole. Ainsi, les tensions militaires au Moyen-Orient renforcent directement l’aversion au risque à Wall Street et réduisent de manière sensible la valeur des actifs financiers américains.

 

  • D’après les données de l’institut GasBuddy, le prix moyen national de l’essence aux États‑Unis a atteint environ 4 dollars par gallon, soit son plus haut niveau depuis le 8 août 2022. Au cours du dernier mois, le prix de l’essence a augmenté d’environ un dollar par gallon à l’échelle du pays, tandis que le diesel a renchéri de plus de 1,50 dollar par gallon ; selon les spécialistes de GasBuddy, il s’agit de l’une des hausses les plus rapides jamais enregistrées par cet institut.

 

  • Un membre de la Commission de la sécurité nationale du Parlement iranien a annoncé l’adoption, au sein de cette commission, d’un projet de gestion du détroit d’Ormuz. Les axes clés de ce projet portent sur les arrangements de sécurité dans le détroit, les questions environnementales, ainsi que l’interdiction de passage pour les États‑Unis, le régime israélien et les pays ayant participé aux sanctions unilatérales contre l’Iran.

 

  1. Propagande, désinformation, diversion de l’opinion publique et guerre psychologique
  • Selon le journal américain Wall Street Journal, dans un article daté du 30 mars 2026, plusieurs responsables américains affirment que Donald Trump a indiqué à ses collaborateurs qu’il était prêt à mettre fin à la campagne militaire contre l’Iran même si le détroit d’Ormuz restait largement fermé. D’après ces sources, Trump et son équipe ont récemment conclu qu’une opération militaire visant à rouvrir de force ce passage stratégique prolongerait la guerre au‑delà de la durée qu’il souhaite – soit environ quatre à six semaines. Le journal ajoute que la Maison-Blanche privilégie désormais l’affaiblissement des capacités balistiques et navales de l’Iran, puis le recours à la pression diplomatique sur Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz.

 

  • Alors que Donald Trump, sur un ton menaçant, appelle les pays membres de l’OTAN à se ranger aux côtés des États‑Unis dans la guerre contre l’Iran, les médias italiens rapportent que le gouvernement de Rome a empêché Washington d’utiliser la base aérienne de Sigonella. Selon l’agence ANSA, le plan de vol des avions américains prévoyait une escale à Sigonella sur la route du Moyen‑Orient, mais le ministre italien de la Défense a refusé d’autoriser cette escale en l’absence de demande officielle et de respect des procédures juridiques et militaires requises. Cette décision reflète la sensibilité croissante des pays européens face à l’extension de la guerre et à l’utilisation de leurs infrastructures dans des opérations militaires contre l’Iran.

 

  • Un groupe de réflexion américain, le Quincy Institute, dans une analyse publiée le 29 mars 2026 sur le site Responsible Statecraft, souligne qu’en détruisant une part significative des radars et capteurs américains et israéliens dans la région, l’Iran a changé le cours de la guerre. Selon ce rapport, les dommages graves infligés au réseau intégré de radars et de capteurs des deux pays ont fortement réduit leurs capacités de détection et d’interception des missiles et drones iraniens, rendant leurs villes et leurs bases nettement plus vulnérables. Des médias internationaux ont également fait état de la destruction d’un radar clé du système THAAD américain en Jordanie, ainsi que de dégâts importants sur des systèmes similaires aux Émirats arabes unis et sur d’autres bases régionales. L’analyse précise que la réparation et la reconstruction de ces systèmes avancés prennent du temps et coûtent cher, ce qui remet en cause, à court terme, la supériorité aérienne des États‑Unis et de leurs alliés. Combinée aux déclarations officielles des commandants iraniens faisant état de la destruction d’au moins dix radars avancés américains dans le golfe Persique, cette évaluation montre que l’initiative en matière de guerre électronique et de confrontation radar est de plus en plus entre les mains de l’Iran.

 

  • Le magazine américain de référence Foreign Policya publié, dans son édition en ligne du 30 mars 2026, un article intitulé « Trump Is Losing the War in Iran » (« Trump est en train de perdre la guerre en Iran »). Son auteur, Ravi Agrawal, rédacteur en chef de la revue, souligne qu’après un mois de conflit, la République islamique d’Iran, en assurant sa survie, en préservant sa capacité de riposte et en perturbant l’économie mondiale, se rapproche de ses objectifs stratégiques. Il estime que l’absence d’objectifs clairs, la prolongation du conflit, l’augmentation des coûts pour les alliés des États‑Unis et l’érosion du soutien de l’opinion publique sont autant d’indices montrant que Washington « gagne des batailles mais perd la guerre ». Cette analyse met en évidence la confusion et le mécontentement grandissants au sein des États‑Unis, ainsi que l’inquiétude de leurs partenaires occidentaux face aux conséquences de la poursuite de la guerre.

 

  • Dans une analyse publiée par The Guardianet signée par Kenneth Roth, juriste et défenseur reconnu des droits humains, la guerre actuelle menée par les États‑Unis contre l’Iran est comparée à l’expérience du Vietnam et décrite comme une sorte de « Vietnam de Trump ». Paru à la fin du mois de mars 2026, ce texte affirme que, grâce à sa résistance face aux attaques et à l’usage de ses leviers sur le marché de l’énergie et dans le détroit d’Ormuz, l’Iran se trouve désormais dans une position de négociation plus solide qu’avant la guerre. Roth écrit que les autorités iraniennes ont aujourd’hui le sentiment de disposer de « l’ascendant », tandis que Donald Trump cherche avant tout une issue lui permettant de sortir du conflit sans perdre la face, dans une démarche qui rappelle le slogan de « paix avec honneur » de Nixon à l’époque de la guerre du Vietnam. Selon l’auteur, l’enjeu principal pour Washington n’est plus de « gagner la guerre », mais de gérer le coût élevé de la poursuite des combats et les modalités de la sortie de crise – une situation qui renforce le pouvoir de négociation de Téhéran dans les futures équations.

 

  • D’après un rapport de l’agence économique Bloomberg daté du 30 mars 2026, les pays riverains du golfe Persique ont tiré environ 2 400 missiles intercepteurs de défense aérienne depuis le début de la guerre contre l’Iran, le 28 février. Ce nombre correspond quasiment à l’ensemble de leurs stocks connus avant le conflit, estimés à moins de 2 800 missiles, principalement des Patriot PAC‑3 et GEM‑T. Selon Bloomberg, l’intensité des combats est telle que l’Iran a lancé, sur la même période, près de 1 200 missiles balistiques et environ 4 000 drones de type Shahed contre ces pays. Cette consommation massive place les systèmes de défense aérienne des États du golfe Persique dans une situation de grave pénurie de munitions et accroît encore leur dépendance à l’égard du soutien direct des États‑Unis.

6.Solidarité avec le peuple et l’État iraniens

            Le Pakistan, dans un geste de solidarité avec le peuple et le gouvernement de la République islamique d’Iran, a acheminé vers l’Iran un convoi d’aide humanitaire comprenant des médicaments et des produits de première nécessité via le poste-frontière de Taftan, dans la province du Baloutchistan.

 

7.Efforts diplomatiques

  • Entretien téléphonique des ministres iranien et français des Affaires étrangères : les ministres des deux pays ont échangé au sujet des évolutions régionales et des conséquences sécuritaires et économiques de l’agression militaire des États‑Unis et du régime sioniste contre l’Iran.

Le ministre des Affaires étrangères, après avoir détaillé les crimes commis par les États‑Unis et le régime sioniste au cours d’un mois de guerre contre l’Iran, a vivement critiqué la position de certains États européens qui se bornent à exprimer leur inquiétude quant aux répercussions économiques de ce conflit imposé, tout en gardant le silence face aux attaques sauvages des agresseurs contre le peuple iranien. Il a souligné la poursuite des opérations défensives de l’Iran contre les agresseurs – y compris contre leurs bases et installations militaires situées sur le territoire de pays de la région – en expliquant que ces actions répondent à l’utilisation, par les États‑Unis, du territoire, des bases et des infrastructures situés dans ces pays pour mener une guerre illégale contre l’Iran.

Le ministre a rappelé que la source principale de l’insécurité imposée au détroit d’Ormuz réside dans l’agression militaire des États‑Unis et du régime sioniste contre l’Iran. Il a précisé que ce passage maritime est désormais fermé aux navires des parties impliquées dans l’agression militaire contre l’Iran, cette décision étant fondée sur les principes du droit international et visant à empêcher les agresseurs d’utiliser le détroit d’Ormuz pour mener des attaques illégales contre l’Iran. Il a ajouté que la navigation des navires appartenant aux autres États se poursuit, en coordination avec les autorités compétentes iraniennes. Il a enfin averti que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens – y compris au Conseil de sécurité des Nations unies – concernant la situation du détroit d’Ormuz ne ferait que compliquer davantage la donne.

Le ministre des Affaires étrangères de la France a réaffirmé la position de son pays, opposé à la guerre imposée à l’Iran et aux attaques contre des objectifs civils. Il s’est dit préoccupé par l’escalade de la situation dans la région, notamment au Liban, et a souligné la nécessité d’intensifier les démarches politiques et diplomatiques en vue de trouver une solution permettant de mettre fin à la guerre et de rétablir la stabilité et la sécurité régionales.

Les deux ministres ont également échangé sur certaines questions consulaires et réaffirmé leur volonté de poursuivre les contacts diplomatiques à tous les niveaux entre les deux pays.

 

 

  

Service de la diplomatie publique

Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris

 

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